Jusqu’à la lie

6,5/10

Résumé : Huit ans après qu'un pacte ait été conclu entre eux, Charlotte harcelée au téléphone, cède et accepte le rendez-vous d'Ulysse qu'elle prévoit particulièrement éprouvant. Un honteux secret les lie. Autrefois endettée, elle avait alors accepté l'inacceptable.
Ce beau célibataire qu'un ami lui avait présenté était-il l'amoureux inconsolable d'une liaison passée ou un déséquilibré ?  Et cet enfant qu'elle évoque à demi-mots, est-il vivant, mort ou imaginaire ?
Durant tout un après-midi ce couple improbable se déchirera, d'abord à fleurets mouchetés, puis de plus en plus violemment jusqu'au cruel dénouement.
Critique

Dans une sorte de jeu du chat et de la souris permanent entrecoupé de quelques flash-back réguliers (vraiment appréciables pour sortir du huis clos assez sombre et goûter à une atmosphère plus légère), les acteurs principaux Yann Lerat (Alias Ulysse) et Cécile Peyrot (Charlotte) ne cessent de faire naître des interrogations dans l’esprit des téléspectateurs.    

La plupart des scènes ont été filmées dans une vaste demeure cossue. Les cadrages sont bien maîtrisés et témoignent d’un grand sens artistique. La musique classique m’a semblé finement intégrée et adaptée au contexte lorsqu’elle était présente.

Les dialogues, souvent très érudits (peut être trop ?), sont un cran au dessus de ce que l’on peut entendre dans beaucoup de productions françaises d’aujourd’hui et ils nécessitent d’avoir l’oreille particulièrement attentive. 

Pour ce qui est des acteurs, Yann Lerat habite parfaitement ce rôle de personnage précieux, un brin dérangé. J’avais déjà découvert cet acteur dans “au nom de la vérité – un coeur à prendre” (TF1), et je lui avais trouvé un certain talent. (voir par exemple ci)

En revanche, Cécile Peyrot est une actrice que je ne connaissais pas (voir ici). Elle réalise ici une belle interprétation de cette femme tourmentée et rattrapée par son douloureux passé. 

J’ai noté aussi l’apparition furtive de Murray Melvin, qui, naguère, obtint le prix d’interprétation masculine pour un goût de miel (Festival de Cannes, 1962).

Nonobstant quelques longueurs dans le scénario et de petites imperfections sonores, Jusqu’à la Lie est une comédie dramatique dont j’ai apprécié la thématique (la paternité) et le degré de raffinement. Elle surpasse certaines comédies dramatiques qu’il m’ait été donné de voir. Au vu de ses qualités évidentes, je lui souhaite donc un très beau parcours dans les festivals.  

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    Remake d'un film du même nom de Claude Berry, sorti dans les salles en 1977, où jouait Jean Pierre Marielle, Victor Lanoux et Agnès Soral.

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