Corpus Christi (ESEC)

8/10

Commençons cette rubrique par une conception made in ESEC (école supérieure d'études cinématographiques de Paris). J'entends déjà certains rappliquer avec leurs grands sabots et glapir en infâmes commères : oui, mais c'est l'ESEC, alors gnan gnan gnan, on lui fait des courbettes, gnan gnan gnan, bla bla bla, etc.

Et bien non, très chers lecteurs, sachez que je m'attacherai à conserver, contre vents et marées, la même impartialité dans mon jugement pour les courts-métrages que celle consacrée aux séries et aux films jusqu'à présent ...

L'ESEC ne m'a pas payé pour cette critique, et d'ailleurs je doute fortement qu'elle aurait les moyens de le faire, car comme tout le monde le sait, j'ai des goûts de luxe déjà bien satisfaits, ceci grâce à la considérable manne d'argent qui m'est versée régulièrement par les producteurs en tout genre. (sourires avec dents en or).

Tout ceci était bon à préciser avec humour, car aujourd'hui, comme vous le savez, le temps est plutôt à la défiance et la contestation qu'à la confiance aveugle.

Critique

A propos de défiance, justement, c’est le moment de douter des sentiments ressentis pour Jésus dans ce court-métrage. Oui, vous avez bien entendu, celui qui est au cieux, tout là haut, et qui est censé oeuvrer pour rendre notre monde meilleur. (Je dis censé, car entre nous, reconnaissez qu’il “merdouille” quand même de temps à autre).

Ainsi, des corps qui étaient dévolus à la prière, au silence et à l’abstinence totale pourraient bien confondre allègrement fascination et amour ardent. Des apparitions iconiques, peut être démoniaques, sèmeraient le doute dans le corps et l’âme des plus ferventes croyantes, menaçant le fragile équilibre d’une austère paroisse.

Scénaristiquement parlant, “cette faille religieuse” entre dévotion et amour physique est extrêmement bien amenée et exploitée. C’est aussi assez finement interprété, sans que les acteurs/actrices n’aient à rougir d’une éventuelle comparaison avec des professionnels.

Les cadrages et les plans séquences m’ont également fait une très forte impression, mais peut être manquait-il un soupçon d’effets spéciaux.

Le tout en huis clos et en 9 minutes chrono en main, ainsi soit-il.  Après ce blasphème (jubilatoire) de mon côté, plus la peine d’espérer d’abonnés catholiques à mon blog. Tant qu’à faire, les abonnés cathodiques me suffiront.

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    Remake d'un film du même nom de Claude Berry, sorti dans les salles en 1977, où jouait Jean Pierre Marielle, Victor Lanoux et Agnès Soral.

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CRITIQ CINEMA