1917

8,5/10

RESUME : Pendant la première guerre mondiale, deux soldats britanniques (Shoefield et Blake) reçoivent l'ordre de transmettre un message important à une autre division anglaise. Ce message, s'il est transmis à temps, peut permettre de sauver la vie de centaines de soldats dont le frère de Blake... Mais cette mission est quasiment suicidaire, car ils devront traverser les lignes ennemies.

 

Critique

J’ai d’abord lu de nombreuses critiques sur 1917. Je dois dire que les opinions étaient assez partagées et toujours très tranchées (sans faire de vilain jeu de mots !). Certains lui reprochent un hypothétique manque d’action…quand d’autres préfèrent focaliser sur d’autres aspects historiques ou pointer du doigt les erreurs du duo Blake/Shoeffield.

Le dernier film de guerre à mon actif était Dunkerque. (voir ma critique ici). Il faut savoir que je ne suis pas particulièrement plus sévère avec les films de guerre. La référence de ces dernières années reste bien sûr le mythique “Il faut sauver le soldat Ryan”. (1998)

C’est donc avec une certaine circonspection que je suis allé voir ce film.

LE CASTING

Côté casting, pas de noms vraiment ronflants, mais un acteur anglais que je connaissais déjà : Georges Mackay. (alias Shoeffield)

Son visage ne m’était pas inconnu, et pour cause : il avait déjà démontré de belles capacités  dans l’excellente série 11.22.63. (voir ma critique ici).

A 27 ans, Mackay compte déjà 13 ans de carrière, 26 films et séries tournées…Et une nomination aux “Orange Rising Star Award” en 2014.

Son compagnon de fortune (ou d’infortune plutôt) est son compatriote Dean-Charles Chapman (alias Blake), de 5 ans son cadet, qui a débuté sur les planches. Dans sa besace cinématographique, l’on dénombre 11 films et séries tournées seulement…Et aucune nomination d’aucune sorte, ni même un prix quelconque.

Et c’est à peu près tout pour le casting, si l’on oublie pas d’y ajouter un autre acteur britannique (Mark Strong) dans un rôle mineur.

LE REALISATEUR/LE BUDGET 

C’est le quinquagénaire Sam Mendes qui est aux manettes de réalisateur pour 1917. L’affiche du film affiche fièrement la remarque “par le réalisateur de skyfall”. Mais outre ce James Bond, nous lui devons aussi Américan Beauty, les noces rebelles, les sentiers de la perdition.

Pour réaliser 1917, Sam Mendes avait a sa disposition 90 millions de dollars. A titre de comparaison, Christopher Nolan disposait d’un budget de 100 millions de dollars pour Dunkerque (source ici).

LE SCENARIO/LA REALISATION/LA PERFORMANCE DES ACTEURS

Après l’aspect extérieur et commercial du film, venons-en au concret.

J’ai pu lire que certains observateurs avisés relèvent des fautes majeures du duo missionné. Ces fautes, dues à l’inexpérience ou l’humanité des soldats, sont des marqueurs indélébiles des films de guerre. On en trouve même dans les meilleurs, mais c’est vrai qu’ici, quelques unes ont tendance à être assez flagrantes…Parce que la naïveté dans des conditions de combat aussi âpres se paie cash !

J’ai lu aussi que l’on reprochait à 1917 un certain manque d’action. Là, je pense que l’on se trompe lourdement, car l’action est belle et bien présente du début à la fin…Il faut comparer ce qui est comparable : 1917 ne peut pas proposer de prodigieuses batailles toutes les dix minutes comme aurait pu le faire la cultissime série Band Of Brothers.

Rappelons nous qu’ici nous suivons le parcours de deux soldats qui doivent porter un message, et rien d’autre. Tout le reste n’est donc que “bonus” ou accessoire. C’est bien ce qu’indique le pitch, il n’y a donc pas tromperie sur la marchandise !.

Les décors et les costumes d’époque sont absolument divins. Le jeu d’acteur de Georges Mackay est tellement au point qu’il mériterait bien une petite récompense de ses pairs.

Mais ce qui scotche le plus au siège, ce sont ces images de poursuite dans les décombres d’une ville. On suit le soldat au plus près de l’action, comme si nous y étions en chair et en os. Les scènes de combat sont tout aussi réalistes, et elles alternent très habilement plans larges et plans moyens, avec profusion de figurants.

J’ai mis 8,5/10 mais j’aurais tout aussi bien pu émettre la note de 9 à 1917. Les quelques dixièmes de point perdus le sont surtout sur quelques rares invraisemblances scénaristiques.

Bande annonce
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