Alice et le Maire

6,5/10

Résumé : 

Paul Théraneau, maire de Lyon, est à court d'idées pour son agglomération. Est-ce l'exercice du pouvoir qui l'a usé ? La philosophe Alice Heimann est appelée à la rescousse pour l'aider à remonter la pente. Entre ces deux personnages, une complicité improbable va naître.

Critique

Nicolas Pariser est un jeune réalisateur qui est manifestement épris des sujets politiques. Ce goût prononcé pour les arcanes du pouvoir serait hérité de certaines de ses années à l’université où il aurait étudié le droit constitutionnel, dixit l’association “Ecran d’Opale”, dont l’un de ses représentants nous a présenté le film et son auteur.

Passé auparavant par quelques critiques cinématographiques puis par la case “art et essai”, il est monté progressivement en puissance ces dernières années, récoltant de nombreux prix pour ses courts et longs- métrages. (le dernier en date en 2015 pour le long métrage le grand jeu,).

Quand d’autres préfèrent l’antiparlementarisme ou plus souvent l’approche “complotiste” pour traiter de la chose politique, le regard de Nicolas Pariser sur son thème fétiche est clairement plus doux et pragmatique.

Car il s’agit ici de s’interroger uniquement sur les tourments d’un maire socialiste (Fabrice Lucchini, sémillant aire de Lyon), qui semble à bout de course, peut être éreinté par l’exercice du pouvoir et qui n’a plus d’autre choix que de s’en remettre à une jeune philosophe pour tenter de retrouver des idées novatrices.

Pour incarner cette muse, c’est l’actrice Anaïs Demoustier (“sauver ou périr”, “au poste” pour ne citer que ses dernières apparitions) qui a été choisie. Sa fraîcheur et son naturel apportent comme une note sucrée/salée dans le duo avec Lucchini : son personnage méconnaît totalement le jargon politique, les luttes intestines et les us et coutumes d’une grande mairie, ce qui rend les situations parfois cocasses.

Certes, le spectateur lambda pourra peut être se sentir en décalage, voire en déconnexion totale avec ces considérations politiciennes qui le dépasse. Mais Alice et le Maire représente comme une ravissante fenêtre sur cour dans un microcosme politique méconnu, un portrait coloré et assez divertissant du monde politique d’une grande ville.

Bande annonce
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    Remake d'un film du même nom de Claude Berry, sorti dans les salles en 1977, où jouait Jean Pierre Marielle, Victor Lanoux et Agnès Soral.

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CRITIQ CINEMA