ARES

7/10

RESUME :  Paris, en 2035, n'a plus grand chose à voir avec le Paris que nous connaissons aujourd'hui. La ville est devenue un cloaque où le chômage massif et le désoeuvrement règnent. Des sociétés privées ont remplacé le gouvernement. La population est obnubilée par des combats de "Free Fight" diffusés à grande échelle sur des écrans de la ville.  L'un  de ces combattants, Arès, survit comme il le peut, avec des combats de seconde zone. Mais une opportunité va se présenter à lui...

 

Critique

Une ambiance post-Apocalyptique, des décors futuristes où les écrans géants foisonnent dans les rues…Le décorum de ce Paris bidonville est tellement bien façonné qu’il n’est pas sans rappeler “Blade Runner” pour les plus anciens (ou les connaisseurs).

Pour incarner un guerrier des temps modernes dans ce tout Paris futuriste, le casting met en avant l’acteur suédois Ola Rapace. Ce dernier est impérial dans ce rôle de costaud austère, peu bavard qui se démène comme il peut pour survivre dans une société de marchandisation extrême.

Ares a la chance de s’appuyer sur un scénario aux fondamentaux solides. L’un de ces piliers majeurs ? le postulat que certaines sociétés privées sont prêtes à tout pour engranger des bénéfices.

Tout n’est pas question de courbes de pertes et profits dans Arès. Question action pure, on assiste à de beaux combats (certes violents) mais surtout à cette confrontation sous-jacente entre deux mondes : celui des élites recroquevillées dans des buildings d’une part, et d’une population parisienne clouée à la misère sociale d’autre part.

Cela inspire l’idée d’un combat du pot de terre (le petit Arès) contre le pot de fer (la multinationale). Arès est un gladiateur enchaîné à un modèle social, qui, tel Spartacus en son temps, ne supporte plus sa condition d’esclave et veut s’affranchir en le criant au monde. Brutal, concis et transcendant.

 

 

 

Bande annonce
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    Remake d'un film du même nom de Claude Berry, sorti dans les salles en 1977, où jouait Jean Pierre Marielle, Victor Lanoux et Agnès Soral.

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CRITIQ CINEMA